retour page d'acceuil

Tahiti/ Nouméa

emile640

Emile quelque part sur la planète.

La vie continue et suit son cours, je décide de passer la saison cyclonique à Tahiti en espérant qu’il n’y aura pas de cyclone, j’ai bien fait puisqu’il n’y en a pas eu, mais c’est un coup de poker d’autant que les vrais abris ne sont pas nombreux, pour moi il n’y a que le port de phaêton qui soit sur, encore faut-il avoir le temps d’y aller.

Pour les vacances d’octobre nous décidons d’aller à Mopélia, la plus éloignée des îles sous le vent à l’ouest. Une entrée pas très large taillée à pic dans le corail, du courant et plein de patates à l’intérieur, des bouées d’huîtres perlières un peu partout et le village à l’opposé de la passe. Nous irons saluer les habitants, une douzaine, mais le courant ne passe pas. Tant pis, l’atoll a été cycloné il y a 4/5ans et il y a plein d’huîtres laissées à l’abandon dont certaines avec des « keishis » c.a.d. des perles mal formées, dont c’est la mode actuellement à Tahiti.
Robinson à Mopélia
Au retour nous ferons toutes les îles, sauf Bora Bora ou il y a trop de touristes d’après la Skipette. Dans l’ordre Maupiti  qui est un condensé de Tahiti et des Tuamotu, une colline haute au centre et un lagon circulaire avec une passe « chiante » et impraticable par houle de sud de plus de 2,5m. Nous n’y resterons pas trop longtemps de peur de nous faire piéger mais nous ferons quand même le tour à bicyclette.


 

Maupiti




 Direction RAIATEA pour repérer le chantier de carénage ou nous retrouverons Fédor et Paolo.Un petit tour à Tahaa déjeuner chez le sauveur de tortues, 3 malheureuses dans les parcs puis direction Huahiné, 2/3 mouillages et rentrée par Moréa, côte ouest , la baie des Tikis immergés ou Sylvaine se fera attaquer par un monstre de barracuda. Nous apprendrons par la suite qu’il est inoffensif, les locaux ayant pris l’habitude de le nourrir pour l’agrément des touristes. Je ne compte plus les visites à Moréa dont la côte est est très agréable le soir car on voit les lumières de Tahiti. Il y a le motu UTI ( ?) et son lagoonarium ou l’on peut voir en barbotant un requin, des tortues, et autres poissons, c’est bien aménagé, il y a des palmes et masques à disposition et on nous offre le café pour une somme modique quand on vient en bateau.
Le maire d’Arué qui n’aime pas les plaisanciers m’enverra la brigade nautique pour un contrôle à la limite de la correction, je n’ai pas donné suite à sa demande de visite ,qu’il aille se faire voir.
Reçu la visite de JACQUELINE, la mère de David Bonnichon, avec GUNTER son mari, en route pour la Nelle Zélande et l’Australie.
J’ai fait la connaissance d’un couple Michel et Hélène Waeghemacker , lui est fonctionnaire à la DGSE( ?) elle, réunionnaise et cuisinière accomplie, ils m’inviteront chez eux dans les hauts de Mahina et je les emmènerai à Moréa un dimanche.
Un autre couple, Jean-Michel lardier et Thérèse , avec lequel je sympathiserai, puis JM s’enivrant un peu trop à mon goût, je cesserai les relations.
Visite de David Bonnichon, le fils de sa mère qui viendra me rendre visite pour essayer de faire le point sur sa vie sentimentale. Sympa David, il m’a bien aidé lors de la construction du hangar et du bateau en me laissant utiliser ses machines à bois. Pas de chance, le pauvre, comme sa mère il a le mal de mer.
Il y aura plusieurs fois le tour de Tahiti avec un arrêt spectaculaire dans la marina de Tautira, tout juste assez grande pour Kalen Koan, surtout l’entrée.

 

Marina de Tautira


Et puis début mai il faut prendre une décision, je ne peux pas rester à Tahiti plus d’un an sans « papétiser » le bateau c.a.d. payer une TVA ce dont il n’est pas question. On pense être en France, et bien non il y a des règles particulières, des lois spécifiques et leur interprétation locale donc cap sur Raiatéa pour caréner, puis visite à Bora Bora, que je ne connais pas, il faut que je me fasse ma propre opinion. Eh ! bien je ne lui ai rien trouvé de spécial, mais peut-être n’étais-je pas dans une condition psychologique favorable, de plus le temps était à la pluie, grains, peu de visibilité. Je voulais m’arrêter voir le tombeau d’Alain Gerbault, le mouillage est trop profond à mon goût, sans pouvoir laisser quelqu’un à bord et trop de vedettes qui débarquent un flot ininterrompu de touristes de 2 immenses paquebots de croisière qui doivent polluer le lagon un max. J’ai fait mon petit tour, une nuit au mouillage et je choisis d’aller au YC. Je prends un corps mort et ¼ d’h après débarque un jeune en annexe qui me dit que le YC est fermé, on ne peut ni manger, ni boire ,ni se laver, juste prendre de l’eau et c’est 1500 Fcp la nuit. Bon je paye et lui demande d’où il est originaire car il a un accent. Autrichien me dit-il ! Je réponds : » tu es le 2ème autrichien que je rencontre, le 1er étant un navigateur solitaire, sur un bateau sans moteur, que j’ai vu partir à la voile au fin fond de la baie de Coock et je me suis promis de lui offrir un verre si je le rencontre »
_L’Autrichien me répond : « son bateau est mouillé à coté du tiens, mais tu ne pourras pas le voir, il est décédé hier d’une crise cardiaque à 65 ans »
Alors ça m’a fichu un coup au moral, j’ai fuit, direction Maupiti puis Mopélia avec le moral à zéro.
Je suis resté une petite semaine à Mopélia, mouillage du nord, sans contact avec les habitants qui sont passés en canot avec un signe de main sans plus, décidément quand ça ne veut pas le faire !!
Sont arrivé après moi, François et Sylvie sur Garonia, rêve d’antilles en acier, puis Eric, en solitaire sur Aldébaran avec lequel j’irai chasser le crabe de cocotier. Nous en trouverons un beau spécimen que je ramènerai à bord dans un sceau lesté d’une grosse pierre plate. Je me réveille la nuit en entendant du bruit dans le cockpit, c’était le crabe qui avait soulevé la pierre et tentait de se faire la malle. Retour dans le sceau et ficelé, il a été cuit le lendemain, Eric amenant le riz, moi le vin blanc et la mayonnaise. Hum !un délice, surtout le vin blanc !!
Sachant qu’il restait des perles j’ai fait une de ces récoltes, plus d’une centaine de keyshis, je suis tombé sur un filon !!!, après moi plus une huître, un vrai hun !!!

Garonia part le 1er, sur Rarotonga, moi en second vers Aitutaki, îles cook,selon le Charlie’s chart le récif est à une certaine position, comme j’arrive à la nuit noire, je m’étais fixé une longitude, heureusement le temps était calme, j’ai entendu l’eau déferler sur le reef, j’avais 10 m au sondeur, il y a un décalage de plus d’un mille.J’ai encore eu la trouille, je suis parti dormir en mer, voiles ferlées pour revenir au mouillage le lendemain. Sans l’heure des marées, je ne savais pas que maxsea la donnait, j’ai attendu et observé la hauteur sur un piquet et le surlendemain je vois Garonia arriver, je renterai dans la passe devant lui en lui indiquant les hauteurs au sondeur, il frottera sur le ht fond du milieu tout juste. Aitutaki, il y a peu de voiture mais plein de motos qui s’arrêtent sans qu’il soit nécessaire de faire du stop. Je visiterai l’île ainsi sur la moto du préposé à la quarantaine et pour partie à pied.
De là cap sur Palmerston, sur la route de NIUE, retenez-bien ce nom ; PALMERSTON, c’est l’escale du Pacifique, celle qu’il ne faut pas rater. Il y a 2 routes possibles, celle du Nord en passant par Souvarof et celle du sud par les Cooks et Niue. J’ai choisi celle-là et je ne le regrette pas. Peu de Français y passent car l’entrée du lagon est limitée à 1,6m et il faut un guide local car elle n’est pas signalée et sinueuse, les habitants l’ayant voulu ainsi. Quand on arrive, si l’on connaît, on passe un appel sur le 16 et le 1er qui le capte vient vous chercher en canot, ils se battent parfois pour accueillir les voiliers. Si votre tirant d’eau vous permet de venir dans le lagon, une personne monte à bord et vous guide jusqu’au mouillage, sinon il y a 3 bouées dont une qui m’appartient pour moitié, à l’extérieur du lagon. Suivant le vent c’est un peu rouleur, si ça le devient de trop on tourne autour de l’atoll.
L’extraordinaire c’est que la personne qui vient vous accueillir est votre hôte pour la durée du séjour, VOUS ETES INVITES , MATIN,MIDI ET SOIR. Ils ont 3 ravitaillements par an alors s’ils oublient les cigarettes ça fait loin pour aller au bistrot du coin. J’ai été accueilli par David et Grand’ma les patriarches et leur fils Jimmy un sumo de 150 kg et j’ai réussi à force de diplomatie à éviter le petit déj et le repas du soir car avec celui du midi j’en avais largement assez. Je devais y rester 3 jrs j’y suis resté 1 mois et quand je suis parti tout le monde pleurait. Lorsque l’on m’a demandé si j’allais à l’église j’étais un peu embarrassé, c’est le moins pour un athée, et j’ai eu un éclair de génie, j’ai demandé s’ils chantaient, sur l’affirmative j’ai décidé d’aller à la messe et je ne l’ai pas regretté. Alors la messe ce n’est pas uniquement le dimanche, c’est 2/3 fois par semaine, on s’habille propre mais on y va pieds nus, et les chants sont supers, David ,un petit bonhomme de 70 ans pour 1,60m avait une voix profonde qui me donnait des frissons. L’église c’est le plus beau bâtiment de l’atoll, construit en dur, il y a 2 ou 3 autres maisons en dur seulement.

L’église de Palmerston

David Masters


Jimmy Masters, le petit sumo de 150kgs à gauche avec un copain


Tout est prétexte à libation, l’arrivée de la goélette, le jour de ceci, le jour de cela, celui des oiseaux ou ils vont dans les motus cueillir les jeunes mouettes, en 2004 ils en attraperont 180 équitablement réparties en fonction du nombre d’habitants par famille, je comptais également, je faisais partie de la famille. C’est cuit dans une marmite, c’est un peu gras et ça sent le poisson mais c’est délicieux. J’ai eu droit aux compliments car je suis paraît-il le 1er visiteur à finir son oiseau en entier.
La vie semble s’écouler sans soucis, j’ai réparé une bricole par-ci une par-là, la principale occupation pendant mon séjour à été le beach volley. Ils y étaient toutes les après-midi. Leur principal revenu est la pêche, 2500$ NZ la tonne qu’il leur faut 2/3 jour à capturer. Alors ils travaillent quelques jours par mois en fonction de leurs besoins. Au bout de 15jrs on me demande gentiment si je ne pouvais pas les conduire à Rarotonga, la capitale, car ils sont en panne de vivres. Pour moi c’est du près alors je n’étais pas chaud. Je leur dit: il me faut du vent d’ouest, patatras une dépression arrive donnant de l’ouest un samedi /dimanche, mais pas question de quitter le lagon le WE sinon après je n’aurais plus le droit d’y pénétrer. J’ai donc du attendre le lundi pour partir, la dépression ignore les règles de Palmerston, donc une petite journée de vent au portant, une autre au moteur et la dernière nuit le vent dans le nez avec grains, éclairs, vent etc.
J’avais 3 adultes et un enfant, quand nous sommes partis c’était pleurs et embrassades comme si nous ne devions plus revenir. Le cata chargé de cadeaux pour la famille et au retour ce sera pire, j’aurai des cartons partout, pour l’église, pour l’école, pour ceci et pour cela. Le retour se fera portant, après une semaine, 20/25 nds et un seurf à 16,4 nds témoins à l’appui.
Arrivée de nuit, heureusement il y avait un autre voilier au mouillage avec son feu, ils viendront nous attendre en canot pour aider au mouillage et décharger. J’étais leur héros, accueilli, acclamé, j’ai été comblé de cadeaux en partant.
Le voilier au mouillage appartient à un yougoslave, naturalisé américain avec une équipière Française, Zou Aoukli.
L’origine des habitants remonte à William Masters un pasteur d’origine anglaise venu s’installer sur l’île en 1862 avec ses 3 femmes qui venaient de Penhrin. Ils eurent 26 enfants et partagèrent l’île et le récif entre les trois familles en instituant des règles strictes qui régissent les mariages entre membres de familles différentes encore aujourd’hui.
Les bonnes choses ont une fin, il faut bien partir un jour, j’ai promis à David de revenir un jour, je ne le reverrai plus car il est décédé quelques mois après ma visite.
Adieu David
Quelques centaines de milles plus loin ce sera NIUE, île indépendante aidée par la NZ. Avec une tentative manquée pour aller à Beveridge reef, un atoll immergé à marée haute mais assez imprudent avec 25/30 nds de vent. Changement de géographie, une île haute, 50m, rocheuse avec un petit reef fringent, cyclonée il y a 2 ans, mouillage profond, heureusement il y a des bouées mais j’ai la trouille de laisser l ‘annexe au warf, il y a tellement de houle. J’ai discuté avec une jeune NZ qui avait une résidence secondaire près de la ville, 30 m au-dessus de l’eau et à 30 m du bord de la falaise, il y a eu 3 énormes vagues l’une d’elles a emporté la maison .
Quand on voit ça ,ça fait peur, brrr !!
Cap sur les TONGA, royauté indépendante , sous aide NZ, même constitution que NIUE, îles rocheuses et hautes , Vavau la capitale est très bien protégée. YC dynamique ou je retrouverai Fédor et ferai la connaissance de 3 autres bateaux français :
_ Mandraki, avec Rosemé et Alain,
_Romatham, Danièle et Jo,
_San Cristobal, Michel et ??,
Nous nous reverrons au gré des escales jusqu’en Nelle Calédonie ainsi que Marcel et Annie Mal que nous retrouverons à Nouméa sur SYLCORVER qui s’est fait » mal –mener » au sud des Cooks.



                                            Le Port de VAVAU


Visite des Tongas du nord, beaucoup de vent, masque et tuba pas terrible, beaucoup de voiliers dans les mouillages, je n’ai pas tellement aimé. Retour à Vavau ou Zou me demande de la prendre jusqu’à FIJI, elle a son billet d’avion de retour, en voiture Simone, nous descendons au groupe Happaî, qui est un vrai champs de mines après quelques jours arrivée de Paolo et Monica et cap sur Fiji à travers le groupe LAU jusqu’à Suva la capitale. Une baie super bien protégée, pas de clapot ni beaucoup de vent, heureusement car le fond est de mauvaise tenue. Alors là changement radical, la majorité de la population est indienne, les bus bondés, bariolés comme aux Indes qui crachent une fumée noire, dépaysement total.
Alors à fiji le must ce sont les Yasawas, un grand récif, plein d’îles de cailloux, d’écueils pas très bien cartographiés et sur chaque malheureux rocher il y a quelqu’un à qui il faut faire la coutume.
Peu avant d’arriver à l’une d’entre elle j’attrape un balaise de thazard, je le prépare au mouillage sur la jupe arrière, deux locaux arrivent en canot ; good afternoon, this is our fish, no, no, it’s my fish, no it’s our fish. Bon je vous la fais courte, il a fallu partager le poisson en deux et ils avaient encore le culot de réclamer de la farine. A un voisin néo-zed ils lui ont demandé son short. Trop de touristes, l’habitude de quémander, ils ont compris le système.

Aux Fiji j’aurai 3 équipières, Zou, qui a repris l’avion pour Tahiti, Sylvaine qui viendra passer ses vacances, nous croiserons San Cristobal, Marco Polo et Fédor avec Anne qui manqueront de s’échouer dans la passe tordue d’une petite île. Et puis Julie, encore une !!, mais anglaise qui m’en fera voir de vertes et de pas mures.





        La cérémonie du kava à DNRAVUNI               La cuisine d’une maison aux FIJI




    Danses Fijiennes, pas un bout de chair !!        ça décoiffe entre les Fiji et le Vanuatu




     Un chouette banc de sable aux Yasawas  L’Astrolabe au nord de Kandavu

Après les Fiji, et bien le Vanuatu c’est tout droit, 20/25 nds de vent plus les rafales et une vague vicieuse ,de nuit, qui a fait craquer le bateau est passé pardessus le roof et inondé le cockpit, c’est la 1ère vague de cette importance qui rentre dans le cockpit. J’ai regardé partout, je n’ai rien vu,ce n’est que le lendemain que je me suis rendu compte qu’il y avait une cloison intermédiaire de fissurée et le stratifié à l’extérieur au droit de l’impact.  Reprise en sandwich de la cloison,  stratification par du bi-biais, la reprise extérieure attendra le prochain carnage. Un malheur n’arrivant jamais seul, je serre aussi le moteur bâbord, l’alarme ne fonctionnait plus depuis longtemps, encore une erreur de jeunesse.
Atterrissage à ESPERITU SANTO en passant de nuit entre MAEVO et PENTECOST je verrai le halo lumineux du volcan. Mouillage à AORE RESORT , l’île en face de Luganville pour les formalités d’entrée.

 

Connaissance de Fabiola, grâce à mes cheveux qui étaient trop longs, et son mari Stéphane et toute la famille, puis Jean-Pierre et Anne à Oyester Isl., Je ferai presque toutes les îles, HAMBAE avec son mouillage circulaire très bien protégé, ASANWARI à MAEVO avec leurs danses particulières et rencontre  avec SPICY LADY, Carolyn, anglaise accompagnée de son skipper français ; Pierre- Yves avec lesquels nous naviguerons de concert jusqu’en NC.
Le Vanuatu c’est le dépaysement complet, le moyen âge pour ne pas dire l’âge de pierre.
Jean-Pierre nous emmènera, à ESPERITU SANTO dans un village au fin fond de la brousse FANAFO,assister à une fête, un triple mariage, des cases primitives, le feu de bois pour tout éclairage,à même le sol, pas d’eau ,pas d’électricité , et pas de gaz !!!, les anciens en pagne, les femmes les seins à l’air et pendants, les jeunes sont victimes de la civilisation, tee-shirts et baskets.
Les danses sont plus rustiques, pas pour touristes, une ambiance surréalistes, je n’ai pas pris de photos tellement j’étais « sur le cul » et nous étions autant regardés que nous les regardions.
Le kava, wouhaouh !! extra strong, 2 bols et j’ai eu les jambes coupées pendant une demi-heure.

Le village de Fanafo à Santo




                            Danses à Malekula


De magnifiques guerriers pour les dames

   


ça tombe un peu mais bon !!!!


Départ  de Port Vila pour la Nelle Calédonie, 15 à 20 nds de vent, je pèche un monstre, en fait des filets et tâche de rattraper  Fédor et Paolo qui sont partis avant moi. Après 2/3 hrs de poursuite je m’approche de Fédor pour lui lancer le poisson 1ère tentative ratée, je confie la barre à Julie qui regarde bêtement le bateau et lui fait un gnion à l’avant. C’est décidé je la débarquerai à Nouméa. Nous sommes allés trop vite, mauvaise estime, nous entrons dans la passe de la Havannah à 2 hrs du matin, plein vent arrière, 20 nds de vent, le courant dans le nez, un véritable mascaret, des creux de 1,5m et les feux d’alignements qui disparaissent dans un grain. Encore merci Maxsea.
Mouillage de nuit dans la baie de Prony pour se remettre de nos émotions et le lendemain dimanche par une jolie petite brise d’est, un lagon calme, du soleil,nous  passons le canal WOODIN et voyons défiler NOUMEA, ses collines, ses immeubles noyés de soleil, on se croirait sur la côte d’azur. En plus la ville est superbe, il y a de beaux magasins, de belle femmes, que demander de plus !!! C’est décidé je reste ici pour la saison cyclonique et « fuck » les cyclones.

 

L’arrivée sur Nouméa.  C’est-y pas beau ça ?

On dit ça mais on s’en inquiète quand même, tout le monde vous dit : »il y a la marina, la baie de prony et Port Laguère pour les catas. Là je dresse l’oreille car c’est à 2h de voile de Nouméa alors que la baie de Prony, il faut la journée au près.
                                       
Pas de place à la marina, et pour moi elle n’est pas sûre, au dernier cyclone les pontons étaient arrivés à 15 cm du bout des pieux, et c’était marée basse !! pour le prochain cyclone prions pour qu’il n’arrive pas à marée haute. Croyez- vous que cela serve de leçon aux autorités compétentes ? pas du tout on construit une nouvelle marina dans la baie de l’Orphelinat et les poteaux ne sont pas plus haut !! La baie de prony n’en parlons pas avec 4/5 voiliers le trou est complet avec toujours le risque qu’un voilier dérape.
Port Laguère : quelle galère !!!
 
Donc il ne reste que port Laguère. La 1ère fois j’y suis allé comme un seul comme un grand, je n’ai trouvé qu’une baie envasée et de mauvaise tenue.Non, non me dit-on il y a un chenal de3/4m de profondeur qui permet d’accéder à la rivière. D’accord j’y retourne, et je m’échoue plusieurs fois sans trouver le chenal. Cette fois-ci je demande à « CHASKI » qui possède une photocopie du chenal . Je parviens à la hauteur de la rivière, mais sans trouver le passage. Re-explications et têtu comme une mule j’y retourne, je ne trouvais toujours pas le passage, je demande à des pêcheurs locaux, ils m’envoient à l’opposée, alors là je me fâche, je persiste et hourrah je suis dans la rivière que j’ai remontée jusqu’à ce que cela devienne trop étroit et que je talonne. Ca c’est un VRAI trou à cyclone,c’est à plusieurs milles à l’intérieur des terres, de la mangrove de chaque coté, en s’amarrant aux racines, c’est béton. Du coup j’y ai passé la nuit et en repartant le lendemain, malgré la trace de maxsea, je me suis de nouveau planté .
C’est un trou qui se mérite mais que l’on y est bien, sans trop de moustiques, et avec un sentiment de sécurité incomparable. D’après mes relevés de sonde, un bateau calant 1,8m passe. De retour à la marina j’ai appris qu’un ketch calant 2m à réussi à rentrer.

cela s’appelle :   Port Laguère, en fait c’est dans la rivière qu’il faut aller


2ème préoccupation : réparer mon moteur. Moteurs Lombardini, achetés lors du salon nautique à un revendeur de La Teste qui a fait faillite, Lombardini a été rachetée par IVECO, dont j’ai les carnets d’entretien avec une garantie de 3 ans. Au poil,je suis dans les temps, je fais téléphoner à Lyon qui m’indique la Sté CIPA  comme agent, sympa ils se déplacent pas de problème, c’est garanti, démontage du moteur par morceaux au mouillage puis photos et rapport par CIPA à Lombardini fr qui décrète que c’est lié au refroidissement et que ce n’est pas pris en compte par la garantie. Mais quelle est la cause du mauvais refroidissement ?, personne ne sait le dire. Et paf !! 125000fcp de démontage. On me dit gentiment ensuite que la culasse est déformée de + de 0,4mm, que ce n’est pas réparable, qu’il faut acheter un moteur neuf et qu’on me fera un prix pour la reprise de l’épave car ils ont le même moteur en groupe électrogène de secours. Je consulte un expert local Bruno Escavi de Gwen Errminic qui me dit : « Tu perds ton temps, la Cipa est propriété de Lafleur,il n’y a pas de juge au tribunal mais un procureur de la république ,pôte de Lafleur, moralité tu l’as dans le baba. Alors fais-toi plaisir si tu veux, mets ton poing dans la figure du directeur de la Cipa, sans témoin, c’est tout ce que tu peux faire. »
 Je m’apprêtais à signer le chèque du moteur neuf quand François et Sylvie, de GAROGNIA arrivent à Nouméa, Il est mécano, je récupère le moteur en pièces détachées, il contrôle la culasse, on la fait raboter à Ducos, elle avait 0,07mm de déformation. Cela a été fait dans les 2hrs et m’a couté 2800 fcp plus le remontage évidemment. Je me réserve le droit de faire un chien de ma chienne à Lombardini Fr..
Dans l’attente des pièces de rechange du moteur, mon ami Paolo vient me voir désespéré, il a cassé une dérive de son outremer 55 light et la seconde est fendue. Il ne veut pas aller en NZ dans ces conditions et me demande si je peux l’aider.
Nous ferons un moule de la dérive bonne, après l’avoir réparée, et stratifions une dérive complète, renforcée, maison, qui rentrera dans le puits sans problème, il est à ce jour en Indonésie, donc ça tient.




                                Fabrication du moule de dérive


Sylvaine vient me voir pour les vacances de fin d’année, nous ferons une belle navigation, phare Amédée, baie de Prony, Maré, Lifou et les falaises de JOKIN,Ouvéa, Beautemps-beaupré, Hiengen, le nord, Koumac avec une arrivée en fanfare, 25 nds dans le nez,dès le ½ dans la marina, le bateau est parti comme une bombe,vent arrière, toujours sur un seul moteur, et un 2ème ½ tour de chef, face au vent le long du ponton. Beaucoup nous voyaient déjà sur le terre-plein.Alain et Christina de SMAC sont là de même qu’Antoine et son cata.
Le cyclone « KERRY » est annoncé et va jouer du yoyo ce qui nous bloquera à la marina, nous louerons une voiture pour faire la partie nord et ramener Sylvaine à l’aéroport. Je ramènerai le bateau seul, au près à Nouméa, vent de face à tirer des bords dans le lagon ou à l’extérieur. Mes épaules ont pris au moins 2cm de tour de plus.
Achat d’une éolienne et montage à l’aide de CHRISTIAN NICOLOT d’Adventis, un cata de 38 pieds acheté aux US qui es  parti avec sa femme, Laurence et leurs 2 jumeaux, après une semaine de stage de voile de la côte ouest à Nouméa. C’est la 2ème famille la mieux élevée que j’ai jamais rencontré , les enfants sont charmants, avec de tels parents c’est un peu normal.

Le phare Amédée



Inscription à la bibliothèque, pour s’instruire et puis les « 3 BRASSEURS »,baie des citrons, et ses fameuses « flamecuches » ce qui permet de digérer en rentrant à pied.
Bricolage, carénage sont les 2 mamelles du navigateur . J’allais oublier l’île OUEN ou je rencontre en débarquant le gardien du député PROGIER, seul avec son fils de 3 ans. Il m’invite à déjeuner, sa femme est partie accoucher à Nouméa et n’ayant personne pour le remplacer il ne peut aller la chercher ( en canot). Je ne suis pas à quelques jours près, je le remplace, m’occupe des chiens et surveille un peu. Je suis revenu plusieurs fois et un jour il m’annonce qu’il a eu maille à partir avec de jeunes voisins qui ont cambriolé la maison du député . Pendant que nous déjeunions les jeunes s’emparent de mon annexe et veulent aller à bord. J’arrive juste à temps, leur cours après, mais ils sont + rapides que moi. Je prends l’annexe et à peine dégagé du ponton  j’entends un plouf puis un second, ils me jetaient des pierres et pas des petites. L’une d’elle est tombée à 2m de l’annexe.Du coup j’ai porté plainte,mais comme le grouillot de service que j’ai eu avait l’air de s’en fiche, je ne pensais pas qu’il y aurait de suite, mais le lendemain les gendarmes sont venus en hélico enregistrer ma plainte qui n’aura aucun effet, mais c’est pour le principe.Comme quoi le danger n’est pas toujours là où l’on pense.

         

                                                                                Sylvaine au pied du dernier kaori de l’île, il est impressionnant.


         

                                                    Voici le faîte, en partie tout au moins


            

La baie de Kanuméra vue du sommet de l’île des Pins avec Kalen Koan au mouillage entre 2 pins coronaires


                

                                La baie de Prony vue de l’îlot Casy par temps couvert


                    
Le mouillage au pied des falaises de Jokin à Lifou


                        

                                                    La fameuse cocotte de Hiengen

mimile

A BIENTÔT,
émile.

retour page d'acceuil
ss="MsoNormal" style="text-align: center;">La baie de Kanuméra vue du sommet de l’île des Pins avec Kalen Koan au mouillage entre 2 pins coronaires


                

                                La baie de Prony vue de l’îlot Casy par temps couvert


                    
Le mouillage au pied des falaises de Jokin à Lifou


                        

                                                    La fameuse cocotte de Hiengen

mimile

A BIENTÔT,
émile.

retour page d'acceuil