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Tahiti/
Nouméa

Emile quelque part sur la planète.
La vie continue et suit son cours, je
décide de passer la
saison cyclonique à Tahiti en espérant
qu’il n’y aura pas de cyclone, j’ai bien
fait puisqu’il n’y en a pas eu, mais
c’est un coup de poker d’autant que les
vrais abris ne sont pas nombreux, pour moi il n’y a que le
port de phaêton qui
soit sur, encore faut-il avoir le temps d’y aller.
Pour les vacances d’octobre
nous
décidons d’aller à Mopélia,
la plus éloignée des îles sous le vent
à
l’ouest. Une entrée pas très large
taillée
à pic dans le corail, du courant et plein de patates
à
l’intérieur, des bouées
d’huîtres perlières un peu partout et le
village
à l’opposé de la passe. Nous
irons saluer les habitants, une douzaine, mais le courant ne passe pas.
Tant
pis, l’atoll a été cycloné
il y a 4/5ans et
il y a plein d’huîtres laissées
à
l’abandon dont certaines avec des
« keishis » c.a.d. des perles mal
formées, dont c’est la mode actuellement
à Tahiti.
Robinson à
Mopélia
Au retour nous ferons toutes les
îles, sauf Bora Bora ou il
y a trop de touristes d’après la Skipette. Dans
l’ordre Maupiti qui
est un condensé de Tahiti et des
Tuamotu, une colline haute au centre et un lagon circulaire avec une
passe
« chiante » et impraticable par
houle de sud de plus de 2,5m. Nous
n’y resterons pas trop longtemps de peur de nous faire
piéger mais nous ferons
quand même le tour à bicyclette.

Maupiti
Direction RAIATEA pour
repérer le chantier de carénage ou
nous retrouverons Fédor et Paolo.Un petit tour à
Tahaa déjeuner chez
le sauveur de tortues, 3 malheureuses
dans les parcs puis direction Huahiné, 2/3 mouillages et
rentrée par Moréa,
côte ouest , la baie des Tikis immergés ou
Sylvaine se fera attaquer par un
monstre de barracuda. Nous apprendrons par la suite qu’il est
inoffensif, les
locaux ayant pris l’habitude de le nourrir pour
l’agrément des touristes. Je ne
compte plus les visites à Moréa dont la
côte est est très agréable le soir car
on voit les lumières de Tahiti. Il y a le motu UTI ( ?) et son lagoonarium ou l’on
peut voir en barbotant un
requin, des tortues, et autres poissons, c’est bien
aménagé, il y a des palmes
et masques à disposition et on nous offre le café
pour une somme modique quand
on vient en bateau.
Le maire d’Arué
qui n’aime pas les plaisanciers m’enverra la
brigade nautique pour un contrôle à la limite de
la correction, je n’ai pas
donné suite à sa demande de visite
,qu’il aille se faire voir.
Reçu la visite de
JACQUELINE, la mère de David Bonnichon,
avec GUNTER son mari, en route pour la Nelle Zélande et
l’Australie.
J’ai fait la connaissance
d’un couple Michel et Hélène Waeghemacker , lui est
fonctionnaire à la
DGSE( ?) elle, réunionnaise et
cuisinière accomplie, ils m’inviteront chez
eux dans les hauts de Mahina et je les emmènerai
à Moréa un dimanche.
Un autre couple, Jean-Michel lardier
et Thérèse , avec
lequel je sympathiserai, puis JM
s’enivrant un peu trop à mon goût, je
cesserai les relations.
Visite de David Bonnichon, le fils de
sa mère qui viendra me
rendre visite pour essayer de faire le point sur sa vie sentimentale.
Sympa
David, il m’a bien aidé lors de la construction du
hangar et du bateau en me
laissant utiliser ses machines à bois. Pas de chance, le
pauvre, comme sa mère
il a le mal de mer.
Il y aura plusieurs fois le tour de
Tahiti avec un arrêt
spectaculaire dans la marina de Tautira, tout juste assez grande pour
Kalen
Koan, surtout l’entrée.

Marina de
Tautira
Et puis début mai il faut
prendre une décision, je ne peux
pas rester à Tahiti plus d’un an sans
« papétiser » le
bateau c.a.d.
payer une TVA ce dont il n’est pas question. On pense
être en France, et bien
non il y a des règles particulières, des lois
spécifiques et leur
interprétation locale donc cap sur Raiatéa pour
caréner, puis visite à Bora
Bora, que je ne connais pas, il faut que je me fasse ma propre opinion.
Eh !
bien je ne lui ai rien trouvé de spécial, mais
peut-être n’étais-je pas dans une condition psychologique favorable,
de plus le temps était à la pluie, grains, peu de
visibilité. Je voulais
m’arrêter voir le tombeau d’Alain
Gerbault, le mouillage est trop profond à mon
goût, sans pouvoir laisser quelqu’un à
bord et trop de vedettes qui débarquent
un flot ininterrompu de touristes de 2 immenses paquebots de
croisière qui
doivent polluer le lagon un
max. J’ai
fait mon petit tour, une nuit au mouillage et je choisis
d’aller au YC. Je
prends un corps mort et ¼ d’h après
débarque un jeune en annexe qui me dit que
le YC est fermé, on ne peut ni manger, ni boire ,ni se
laver, juste prendre de
l’eau et c’est 1500 Fcp la nuit. Bon je paye et lui
demande d’où il est
originaire car il a un accent. Autrichien me dit-il ! Je
réponds : » tu es le 2ème
autrichien que je rencontre, le
1er étant un navigateur solitaire,
sur un bateau sans moteur, que
j’ai vu partir à la voile au fin fond de la baie
de Coock et je me suis promis
de lui offrir un verre si je le rencontre »
_L’Autrichien me
répond : « son bateau
est
mouillé à coté du tiens, mais tu ne
pourras pas le voir, il est décédé
hier
d’une crise cardiaque à 65 ans »
Alors ça m’a
fichu un coup au moral, j’ai fuit, direction
Maupiti puis Mopélia avec le moral à
zéro.
Je suis resté une petite
semaine à Mopélia, mouillage du
nord, sans contact avec les habitants qui sont passés en
canot avec un signe de
main sans plus, décidément quand ça ne
veut pas le faire !!
Sont arrivé après
moi, François et Sylvie sur Garonia, rêve
d’antilles en acier, puis Eric, en
solitaire sur Aldébaran avec lequel j’irai chasser
le crabe de cocotier. Nous
en trouverons un beau spécimen que je ramènerai
à bord dans
un sceau lesté d’une grosse pierre
plate. Je me réveille la nuit en entendant du bruit dans le
cockpit, c’était le
crabe qui avait soulevé la pierre et tentait de se faire la
malle. Retour dans
le sceau et ficelé, il a été cuit le
lendemain, Eric amenant le riz, moi le vin
blanc et la mayonnaise. Hum !un délice, surtout le
vin blanc !!
Sachant qu’il restait des
perles j’ai fait une de ces
récoltes, plus d’une centaine de keyshis, je suis
tombé sur un filon !!!,
après moi plus une huître, un vrai hun !!!
Garonia part le 1er,
sur Rarotonga, moi en second
vers Aitutaki, îles cook,selon le Charlie’s chart
le récif est à une certaine
position, comme j’arrive à la nuit noire, je
m’étais fixé une longitude,
heureusement le temps était calme, j’ai entendu
l’eau déferler sur le reef,
j’avais 10 m au sondeur, il y a un décalage de
plus d’un mille.J’ai encore eu
la trouille, je suis parti dormir en mer, voiles ferlées
pour revenir au
mouillage le lendemain. Sans l’heure des marées,
je ne savais pas que maxsea la
donnait, j’ai attendu et observé la hauteur sur un
piquet et le surlendemain je
vois Garonia arriver, je renterai dans la passe devant lui en lui
indiquant les
hauteurs au sondeur, il frottera sur le ht fond du milieu tout juste.
Aitutaki,
il y a peu de voiture mais plein de motos qui
s’arrêtent sans qu’il soit
nécessaire de faire du stop. Je visiterai
l’île ainsi sur la moto du
préposé à
la quarantaine et pour partie à pied.
De là cap sur Palmerston, sur la route de NIUE, retenez-bien ce nom ;
PALMERSTON, c’est
l’escale du Pacifique, celle qu’il ne faut pas
rater. Il y a 2 routes
possibles, celle du Nord en passant par Souvarof et celle du sud par
les Cooks
et Niue. J’ai choisi celle-là et je ne le regrette
pas. Peu de Français y
passent car l’entrée du lagon est
limitée à 1,6m et il faut un guide local car
elle n’est pas signalée et sinueuse, les habitants
l’ayant voulu ainsi. Quand
on arrive, si l’on connaît, on passe un appel sur
le 16 et le 1er
qui le capte vient vous chercher en canot, ils se battent parfois pour
accueillir les voiliers. Si votre tirant d’eau vous permet de
venir dans le
lagon, une personne monte à bord et vous guide
jusqu’au mouillage, sinon il y a
3 bouées dont une qui m’appartient pour
moitié, à l’extérieur du
lagon. Suivant
le vent c’est un peu rouleur, si ça le devient de
trop on tourne autour de
l’atoll.
L’extraordinaire
c’est que la personne
qui vient vous
accueillir est votre hôte pour la durée du
séjour,
VOUS ETES INVITES ,
MATIN,MIDI ET SOIR. Ils ont 3 ravitaillements par an alors
s’ils
oublient les
cigarettes ça fait loin pour aller au bistrot du coin.
J’ai été accueilli par
David et Grand’ma les patriarches et leur fils Jimmy un sumo
de
150 kg et j’ai
réussi à force de diplomatie à
éviter le
petit déj et le repas du soir car avec
celui du midi j’en avais largement assez. Je devais y rester
3
jrs j’y suis
resté 1 mois et quand je suis parti tout le monde pleurait.
Lorsque l’on m’a
demandé si j’allais à
l’église
j’étais un peu embarrassé,
c’est le moins
pour
un athée, et j’ai eu un éclair de
génie,
j’ai demandé s’ils chantaient, sur
l’affirmative j’ai décidé
d’aller
à la messe et je ne l’ai pas regretté.
Alors
la messe ce n’est pas uniquement le dimanche, c’est
2/3
fois par semaine, on
s’habille propre mais on y va pieds nus, et les chants sont
supers, David ,un
petit bonhomme de 70 ans pour 1,60m avait une voix profonde qui me
donnait des
frissons. L’église c’est le plus beau
bâtiment
de l’atoll, construit en dur, il
y a 2 ou 3 autres maisons en dur seulement.

L’église
de Palmerston
David
Masters

Jimmy
Masters, le petit sumo de
150kgs à gauche avec un copain
Tout est prétexte
à libation, l’arrivée de la
goélette, le
jour de ceci, le jour de cela, celui des oiseaux ou ils vont dans les
motus
cueillir les jeunes mouettes, en 2004 ils en attraperont 180
équitablement
réparties en fonction du nombre d’habitants par
famille, je comptais également,
je faisais partie de la famille. C’est cuit dans une marmite,
c’est un peu gras
et ça sent le poisson mais c’est
délicieux. J’ai eu droit aux compliments car
je suis paraît-il le 1er visiteur
à finir son oiseau en entier.
La vie semble
s’écouler sans soucis, j’ai
réparé une bricole
par-ci une par-là, la principale occupation pendant mon
séjour à été le beach
volley. Ils y étaient toutes les après-midi. Leur
principal revenu est la
pêche, 2500$ NZ la tonne qu’il leur faut 2/3 jour
à capturer. Alors ils
travaillent quelques jours par mois en fonction de leurs besoins. Au
bout de
15jrs on me demande gentiment si je ne pouvais pas les conduire
à Rarotonga, la
capitale, car ils sont en panne de vivres. Pour moi c’est du
près alors je
n’étais pas chaud. Je leur dit: il me faut du vent
d’ouest, patatras une
dépression arrive donnant de l’ouest un samedi
/dimanche, mais pas question de
quitter le lagon le WE sinon après je n’aurais
plus le droit d’y pénétrer.
J’ai
donc du attendre le lundi pour partir, la dépression ignore
les règles de
Palmerston, donc une petite journée de vent au portant, une
autre au moteur et
la dernière nuit le vent dans le nez avec grains,
éclairs, vent etc.
J’avais 3 adultes et un
enfant, quand nous sommes partis
c’était pleurs et embrassades comme si nous ne
devions plus revenir. Le cata
chargé de cadeaux pour la famille et au retour ce sera pire,
j’aurai des
cartons partout, pour l’église, pour
l’école, pour ceci et pour cela. Le retour
se fera portant, après une semaine, 20/25 nds et un seurf
à 16,4 nds témoins à
l’appui.
Arrivée de nuit,
heureusement il y avait un autre voilier au
mouillage avec son feu, ils viendront nous attendre en canot pour aider
au
mouillage et décharger. J’étais leur
héros, accueilli, acclamé, j’ai
été comblé de cadeaux en partant.
Le voilier au mouillage appartient
à un yougoslave,
naturalisé américain avec une
équipière Française, Zou Aoukli.
L’origine des habitants
remonte à William Masters un pasteur
d’origine anglaise venu s’installer sur
l’île en 1862 avec ses 3 femmes qui
venaient de Penhrin. Ils eurent 26 enfants et partagèrent
l’île et le récif
entre les trois familles en instituant des règles strictes
qui régissent les
mariages entre membres de familles différentes encore
aujourd’hui.
Les bonnes choses ont une fin, il
faut bien partir un jour,
j’ai promis à David de revenir un jour, je ne le
reverrai plus car il est
décédé quelques mois après
ma visite.
Adieu David
Quelques centaines de milles plus
loin ce sera NIUE, île
indépendante aidée par la NZ. Avec une tentative
manquée pour aller à Beveridge
reef, un atoll immergé à marée haute
mais assez imprudent avec 25/30 nds de
vent. Changement de géographie, une île haute,
50m, rocheuse avec un petit reef
fringent, cyclonée il y a 2 ans, mouillage profond,
heureusement il y a des
bouées mais j’ai la trouille de laisser
l ‘annexe au warf, il y a
tellement de houle. J’ai discuté avec une jeune NZ
qui avait une résidence
secondaire près de la ville, 30 m au-dessus de
l’eau et à 30 m du bord de la
falaise, il y a eu 3 énormes vagues l’une
d’elles a emporté la maison .
Quand on voit ça
,ça fait peur, brrr !!
Cap sur les TONGA, royauté
indépendante , sous aide NZ, même
constitution que NIUE, îles rocheuses et hautes , Vavau la
capitale est très
bien protégée. YC dynamique ou je retrouverai
Fédor et ferai la connaissance de
3 autres bateaux français :
_ Mandraki, avec Rosemé et
Alain,
_Romatham, Danièle et Jo,
_San Cristobal, Michel et ??,
Nous nous reverrons au gré
des escales jusqu’en Nelle
Calédonie ainsi que Marcel et Annie Mal que nous
retrouverons à Nouméa sur SYLCORVER qui s’est
fait »
mal –mener » au sud des Cooks.

Le
Port de VAVAU
Visite des Tongas du nord, beaucoup
de vent, masque et tuba
pas terrible, beaucoup de voiliers dans les mouillages, je
n’ai pas tellement
aimé. Retour à Vavau ou Zou me demande de la
prendre jusqu’à FIJI, elle a son
billet d’avion de retour, en voiture Simone, nous descendons
au groupe Happaî,
qui est un vrai champs de mines après quelques jours
arrivée de Paolo et Monica
et cap sur Fiji à travers le groupe LAU
jusqu’à Suva la capitale. Une baie
super bien protégée, pas de clapot ni beaucoup de
vent, heureusement car le
fond est de mauvaise tenue. Alors là changement radical, la
majorité de la population
est indienne, les bus bondés, bariolés comme aux
Indes qui crachent une fumée
noire, dépaysement total.
Alors à fiji le must ce
sont les Yasawas, un grand récif,
plein d’îles de cailloux,
d’écueils pas très bien
cartographiés et sur chaque
malheureux rocher il y a quelqu’un à qui il faut
faire la coutume.
Peu avant d’arriver
à l’une d’entre elle j’attrape
un
balaise de thazard, je le prépare au mouillage sur la jupe
arrière, deux locaux
arrivent en canot ; good afternoon, this is our fish, no, no,
it’s my
fish, no it’s our fish. Bon je vous la fais courte, il a
fallu partager le
poisson en deux et ils avaient encore le culot de réclamer
de la farine. A un
voisin néo-zed ils lui ont demandé son short.
Trop de touristes, l’habitude de
quémander, ils ont compris le système.
Aux Fiji j’aurai 3
équipières, Zou, qui a repris l’avion
pour Tahiti, Sylvaine qui viendra passer ses vacances, nous croiserons
San
Cristobal, Marco Polo et Fédor avec Anne qui manqueront de
s’échouer dans la
passe tordue d’une petite île. Et puis Julie,
encore une !!, mais anglaise
qui m’en fera voir de vertes et de pas mures.
La cérémonie du kava à
DNRAVUNI La cuisine d’une maison aux FIJI
Danses Fijiennes, pas un bout de chair !! ça
décoiffe entre les Fiji et le Vanuatu
Un chouette banc de sable aux Yasawas L’Astrolabe au nord de
Kandavu
Après les
Fiji, et bien le Vanuatu
c’est tout droit, 20/25 nds de vent plus les rafales et une
vague vicieuse ,de
nuit, qui a fait craquer le bateau est passé pardessus le
roof et inondé le
cockpit, c’est la 1
ère
vague de cette importance qui rentre dans le
cockpit. J’ai regardé partout, je n’ai
rien vu,ce n’est que le lendemain que je
me suis rendu compte qu’il y avait une cloison
intermédiaire de fissurée et le
stratifié à l’extérieur au
droit de l’impact.
Reprise en sandwich de la cloison,
stratification par du bi-biais, la reprise
extérieure attendra le
prochain carnage. Un malheur n’arrivant jamais seul, je serre
aussi le moteur
bâbord, l’alarme ne fonctionnait plus depuis
longtemps, encore une erreur de
jeunesse.
Atterrissage
à ESPERITU SANTO en
passant de nuit entre MAEVO et PENTECOST je verrai le halo lumineux du
volcan.
Mouillage à AORE RESORT , l’île en face
de Luganville pour les formalités
d’entrée.
Connaissance de
Fabiola, grâce à
mes cheveux qui étaient trop longs, et son mari
Stéphane et toute la famille,
puis Jean-Pierre et Anne à Oyester Isl., Je ferai presque
toutes les îles,
HAMBAE avec son mouillage circulaire très bien
protégé, ASANWARI à MAEVO avec
leurs danses particulières et rencontre
avec SPICY LADY, Carolyn, anglaise accompagnée
de son skipper
français ; Pierre- Yves avec lesquels nous
naviguerons de concert jusqu’en
NC.
Le Vanuatu
c’est le dépaysement
complet, le moyen âge pour ne pas dire
l’âge de pierre.
Jean-Pierre nous
emmènera, à
ESPERITU SANTO dans un village au fin fond de la brousse
FANAFO,assister à une
fête, un triple mariage, des cases primitives, le feu de bois
pour tout
éclairage,à même le sol, pas
d’eau ,pas d’électricité , et
pas de gaz !!!,
les anciens en pagne, les femmes les seins à l’air
et pendants, les jeunes sont
victimes de la civilisation, tee-shirts et baskets.
Les danses sont plus
rustiques,
pas pour touristes, une ambiance surréalistes, je
n’ai pas pris de photos
tellement j’étais « sur le
cul » et nous étions autant
regardés que
nous les regardions.
Le kava,
wouhaouh !! extra
strong, 2 bols et j’ai eu les jambes coupées
pendant une demi-heure.

Le village de Fanafo à Santo

Danses à Malekula

De magnifiques guerriers pour les dames
ça tombe un peu mais bon !!!!
Départ
de Port Vila pour la Nelle
Calédonie, 15 à 20 nds de vent, je
pèche un monstre, en fait des filets et tâche de
rattraper
Fédor
et Paolo qui sont partis avant moi.
Après 2/3 hrs de poursuite je m’approche de
Fédor pour lui lancer le poisson 1
ère
tentative ratée, je confie la barre à Julie qui
regarde bêtement le bateau et
lui fait un gnion à l’avant. C’est
décidé je la débarquerai à
Nouméa. Nous
sommes allés trop vite, mauvaise estime, nous entrons dans
la passe de la
Havannah à 2 hrs du matin, plein vent arrière, 20
nds de vent, le courant dans
le nez, un véritable mascaret, des creux de 1,5m et les feux
d’alignements qui
disparaissent dans un grain. Encore merci Maxsea.
Mouillage de nuit
dans la baie de
Prony pour se remettre de nos émotions et le lendemain
dimanche par une jolie
petite brise d’est, un lagon calme, du soleil,nous
passons le canal WOODIN et
voyons défiler NOUMEA, ses collines,
ses immeubles noyés de soleil, on se croirait sur la
côte d’azur. En plus la
ville est superbe, il y a de beaux magasins, de belle femmes, que
demander de
plus !!! C’est décidé je reste
ici pour la saison cyclonique et
« fuck » les cyclones.
L’arrivée sur Nouméa. C’est-y pas beau
ça ?
On dit ça
mais on s’en inquiète
quand même, tout le monde vous
dit : »il y a la marina, la baie de
prony et Port Laguère pour les catas. Là je
dresse l’oreille car c’est à 2h de
voile de Nouméa alors que la baie de Prony, il faut la
journée au près.
Pas de place
à la marina, et pour
moi elle n’est pas sûre, au dernier cyclone les
pontons étaient arrivés à 15 cm
du bout des pieux, et c’était marée
basse !! pour le prochain cyclone
prions pour qu’il n’arrive pas à
marée haute. Croyez- vous que cela serve de
leçon aux autorités
compétentes ? pas du tout on construit une nouvelle
marina dans la baie de l’Orphelinat et les poteaux ne sont
pas plus
haut !! La baie de prony n’en parlons pas avec 4/5
voiliers le trou est
complet avec toujours le risque qu’un voilier
dérape.
Port Laguère :
quelle galère !!!
Donc il ne reste que
port Laguère.
La 1
ère fois j’y suis
allé comme un seul comme un grand, je n’ai
trouvé qu’une baie envasée et de
mauvaise tenue.Non, non me dit-on il y a un
chenal de3/4m de profondeur qui permet d’accéder
à la rivière. D’accord j’y
retourne, et je m’échoue plusieurs fois sans
trouver le chenal. Cette fois-ci
je demande à
« CHASKI » qui possède
une photocopie du chenal .
Je parviens à la hauteur de la rivière, mais sans
trouver le passage.
Re-explications et têtu comme une mule j’y
retourne, je ne trouvais toujours
pas le passage, je demande à des pêcheurs locaux,
ils m’envoient à l’opposée,
alors là je me fâche, je persiste et hourrah je
suis dans la rivière que j’ai
remontée jusqu’à ce que cela devienne
trop étroit et que je talonne. Ca c’est
un VRAI trou à cyclone,c’est à
plusieurs milles à l’intérieur des
terres, de la
mangrove de chaque coté, en s’amarrant aux
racines, c’est béton. Du coup j’y ai
passé la nuit et en repartant le lendemain,
malgré la trace de maxsea, je me
suis de nouveau planté .
C’est un
trou qui se mérite mais
que l’on y est bien, sans trop de moustiques, et avec un
sentiment de sécurité
incomparable. D’après mes relevés de
sonde, un bateau calant 1,8m passe. De
retour à la marina j’ai appris qu’un
ketch calant 2m à réussi à rentrer.
cela s’appelle :
Port
Laguère, en fait c’est dans la rivière
qu’il faut aller
2
ème
préoccupation :
réparer mon moteur. Moteurs Lombardini, achetés
lors du salon nautique à un
revendeur de La Teste qui a fait faillite, Lombardini a
été rachetée par IVECO,
dont j’ai les carnets d’entretien avec une garantie
de 3 ans. Au poil,je suis
dans les temps, je fais téléphoner à
Lyon qui m’indique la Sté CIPA
comme agent, sympa ils se déplacent pas de
problème, c’est garanti, démontage du
moteur par morceaux au mouillage puis
photos et rapport par CIPA à Lombardini fr qui
décrète que c’est lié au
refroidissement
et que ce n’est pas pris en compte par la garantie. Mais
quelle est la cause du
mauvais refroidissement ?, personne ne sait le dire. Et
paf !!
125000fcp de démontage. On me dit gentiment ensuite que la
culasse est déformée
de + de 0,4mm, que ce n’est pas réparable,
qu’il faut acheter un moteur neuf et
qu’on me fera un prix pour la reprise de
l’épave car ils ont le même moteur en
groupe électrogène de secours. Je consulte un
expert local Bruno Escavi de Gwen
Errminic qui me dit : « Tu perds ton temps,
la Cipa est propriété de
Lafleur,il n’y a pas de juge au tribunal mais un procureur de
la république
,pôte de Lafleur, moralité tu l’as dans
le baba. Alors fais-toi plaisir si tu
veux, mets ton poing dans la figure du directeur de la Cipa, sans
témoin, c’est
tout ce que tu peux faire. »
Je
m’apprêtais à signer le
chèque du moteur neuf quand François et
Sylvie, de GAROGNIA arrivent à Nouméa, Il est
mécano, je récupère le moteur en
pièces détachées, il
contrôle la culasse, on la fait raboter à Ducos,
elle
avait 0,07mm de déformation. Cela a
été fait dans les 2hrs et m’a
couté 2800
fcp plus le remontage évidemment. Je me réserve
le droit de faire un chien de
ma chienne à Lombardini Fr..
Dans
l’attente des pièces de
rechange du moteur, mon ami Paolo vient me voir
désespéré, il a cassé une
dérive de son outremer 55 light et la seconde est fendue. Il
ne veut pas aller
en NZ dans ces conditions et me demande si je peux l’aider.
Nous ferons un moule
de la dérive
bonne, après l’avoir
réparée, et stratifions une dérive
complète, renforcée,
maison, qui rentrera dans le puits sans problème, il est
à ce jour en
Indonésie, donc ça tient.

Fabrication du moule
de dérive
Sylvaine vient me
voir pour les
vacances de fin d’année, nous ferons une belle
navigation, phare Amédée, baie
de Prony, Maré, Lifou et les falaises de
JOKIN,Ouvéa, Beautemps-beaupré,
Hiengen, le nord, Koumac avec une arrivée en fanfare, 25 nds
dans le nez,dès le
½ dans la marina, le bateau est parti comme une bombe,vent
arrière, toujours
sur un seul moteur, et un 2
ème
½ tour de chef, face au vent le long
du ponton. Beaucoup nous voyaient déjà sur le
terre-plein.Alain et Christina de
SMAC sont là de même qu’Antoine et son
cata.
Le cyclone
« KERRY » est
annoncé et va jouer du yoyo ce qui nous bloquera
à la marina, nous louerons une
voiture pour faire la partie nord et ramener Sylvaine à
l’aéroport. Je
ramènerai le bateau seul, au près à
Nouméa, vent de face à tirer des bords dans
le lagon ou à l’extérieur. Mes
épaules ont pris au moins 2cm de tour de plus.
Achat d’une
éolienne et montage à
l’aide de CHRISTIAN NICOLOT d’Adventis, un cata de
38 pieds acheté aux US qui
es
parti avec sa
femme, Laurence et
leurs 2 jumeaux, après une semaine de stage de voile de la
côte ouest à Nouméa.
C’est la 2
ème famille la
mieux élevée que j’ai jamais
rencontré , les enfants sont charmants, avec de
tels parents c’est un peu
normal.
Le phare Amédée
Inscription
à la bibliothèque,
pour s’instruire et puis les « 3
BRASSEURS »,baie des citrons, et ses
fameuses « flamecuches » ce qui
permet de digérer en rentrant à pied.
Bricolage,
carénage sont les 2
mamelles du navigateur . J’allais oublier
l’île OUEN ou je rencontre en
débarquant le gardien du député
PROGIER, seul avec son fils de 3 ans. Il
m’invite à déjeuner, sa femme est
partie accoucher à Nouméa et n’ayant
personne
pour le remplacer il ne peut aller la chercher ( en canot). Je ne suis
pas à
quelques jours près, je le remplace, m’occupe des
chiens et surveille un peu.
Je suis revenu plusieurs fois et un jour il m’annonce
qu’il a eu maille à
partir avec de jeunes voisins qui ont cambriolé la maison du
député .
Pendant que nous déjeunions les jeunes s’emparent
de mon annexe et veulent
aller à bord. J’arrive juste à temps,
leur cours après, mais ils sont + rapides
que moi. Je prends l’annexe et à peine
dégagé du ponton
j’entends un plouf puis un second, ils me
jetaient des pierres et pas des petites. L’une
d’elle est tombée à 2m de
l’annexe.Du coup j’ai porté plainte,mais
comme le grouillot de service que j’ai
eu avait l’air de s’en fiche, je ne pensais pas
qu’il y aurait de suite, mais
le lendemain les gendarmes sont venus en hélico enregistrer
ma plainte qui
n’aura aucun effet, mais c’est pour le
principe.Comme quoi le danger n’est pas
toujours là où l’on pense.
Sylvaine au
pied du dernier kaori de l’île, il est
impressionnant.
Voici le
faîte, en partie tout au moins
La baie
de Kanuméra vue du sommet de l’île des
Pins avec Kalen Koan au mouillage entre
2 pins coronaires
La
baie de Prony vue de l’îlot Casy par temps couvert
Le mouillage au pied des falaises de Jokin à
Lifou
La fameuse cocotte de Hiengen
A BIENTÔT,
émile.
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