retour page d'acceuil

suite 5



La GRECE, HELLAS , HELLAS, HELLAS, trois fois hélas!!! = usine à touristes, c’est la principale industrie , les commerçants l’ont compris, aboule ton fric!! Mais le Grec en général n’est pas aimable, je dirais même à la limite de la correction, je ne parle pas des plaisanciers grecs du dimanche qui se considèrent comme chez eux, sans gène, pousse-toi de là que je m’y mette.

Ceci dit, il y a des endroits magnifiques, SANTORIN est une perle, la ville d’ OIA également, le monastère d’AMORGOS, comme sur les cartes postales, le monastère de PATMOS est à voir, de même que MIKONOS avec ses ruelles étroites et sa faune, surtout le soir et mieux vaut serrer les fesses. Les vestiges de DELOS sont impressionnants lorsqu’on les ramènent à la taille de l’île qui est minuscule. KIFONOUSIA, DEHNOUSSA ,LIPSI , et le sud de MILOS avec ses falaises et ses grottes sont à voir.

Pour la voile c’est un casse tête chinois, en juillet/août avec le meltem, pas de vent, trop de vent, calme plat puis rafales à 30/40 nds. Deux jours de couture pour le lazy bag et la grand-voile décousue sous le 3ème ris.

J’en visiterai une partie en compagnie de LYDIE, la seule courageuse de la famille à oser venir me voir, nous en gardons tous les deux un excellent souvenir surtout au sud de MILOS ou nous avons approché les 20 nds dans les rafales sans compter notre restaurant favori à VLICHADA ou le poisson grillé est délicieux avec le petit vin du patron.

image 18

OIA au nord de SANTORIN 

16

Bouquet fleuri ( en fait les WC publics)


Si l’on vient en Grèce c’est aussi un peu pour la culture qui, comme chacun le sait : moins on en a plus on l’étale, comme la confiture. Grâce au routard j’ai appris que j’avais, sans le savoir , installé un impluvium sur le bateau !!alors à vos dictionnaires.


Ce qu’il faut reconnaître malgré tout c’est l’honnêteté, en 3 mois j’ai laissé le bateau plus ou moins ouvert et rien n’a disparu bravo les Grecs.


La grand voile étant réduite à sa plus simple expression, 3ème ris, le départ de Santorin s’est fait voile + moteur et plus moteur que voile jusqu’en CRETE. De là kif-kif pour Malte avec en plus le vent dans le nez ce qui m’a fait passer par KITHERA d’ou j’ai eu 2 jrs de mer calme sans vent et 2 jrs de 15/20 nds de face à tirer des bords dans une mer croisée à dégoûter le marin. La dernière nuit, panne de moteur, je démonte tout dans une mer chaotique, la turbine est OK, l’huile un peu basse , j’en rajoute, le réducteur OK, je remets en marche , le moteur démarre mais le réducteur est bloqué. Panique je dois attendre l’arrivée dans l’avant port de LA VALETTE pour constater que j’avais un bout dans l’hélice. Là , au calme j’ai pu plonger et réparer.


96

Lydie à la barre (le roi n’est pas son cousin)


monastere

Monastère d’Amorgos



130

Un lion parmi d’autres à DELOS


150

A l’aise Blaise


La Valette c’est superbe, un repaire de pirates, cela ne m’étonne plus que les templiers en aient fait leur base, deux grandes baies échancrées, du rocher à pic, bien profond et tout est entouré de murailles. Mais alors pour la circulation ce n’est pas triste, mieux vaut prendre les « gondoles » qui sont bien groupées au départ mais pour revenir,il faut attendre qu’elles déposent un client.

J’y ai fait recoudre la grand voile par Pierre, un suisse, pour 15 livres maltaises, ce n’est pas cher mais il m’a fait un travail de sagouin et elle s’est re-décousue dans un petit 15 nds en arrivant à Cannes.


De Malte jusqu’en haut de la Sardaigne plus de moteur que de vent, ensuite je me suis arrêté aux Lavezi ,seul au mouillage la nuit, entre les rochers et ce sera la remontée le long de la Corse, nostalgie, nostalgie :

_ Bonifacio

_Le golfe de Ventilègne, toujours pas d’habitations,

_Le golfe de Figari , Pianotoli Caldarello,

_Monaccia d’aulène qui s’est beaucoup construite,

_Roccapina et son lion,

_Le golfe de propriano,

_Les sanguinaires et ajaccio ou je ne trouverai pas le bateau de Jean-Marie






Kalen Koan au mouillage des LAVEZI (à venir)


D’Ajaccio à Cannes, 120 milles, une promenade de santé et la boucle est fermée le 13 septembre 2006 à 09H30 soit 4 ans 2 mois et 26 jrs après le 1er passage sans compter bien sur depuis la mise à l’eau le 19 mars 2002 à Joigny dans l’Yonne.


Alors les impressions d’un tour du monde : ce n’est pas si difficile que cela ,il faut un bon bateau, être sur le qui-vive en permanence, ne faire confiance à personne, une bonne étoile, un peu de chance et l’on passe à travers les cyclones, les tsunamis, les pirates qui ne sont pas là ou l’on pense .

Il ne reste plus qu’à rêver au prochain !!!


ALERTE ROUGE !!!! ce n’est pas terminé, Kalen Koan repart pour un tour de l’Atlantique en équipage, avec sa petite « taille » à suivre !!!

retour page d'acceuil